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	<title>En route avec aile, au tour du monde à vélo, parapente et voilier-stop. Olivier Peyre et Nadège Perrot</title>
	<author>
		<name>Olivier Peyre</name>
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	<updated>2016-01-22T19:03:55+01:00</updated>
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			<title>En route avec Aile - Le livre</title>
			<content type="html">&lt;p&gt;Bonjour aux fidèles de l'aventure En route avec Aile,&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fais appel à vous pour m'aider à démarrer un nouveau projet : le livre &quot;En route avec Aile&quot;. 250 pages pour relater les 7 années de mon tour du monde zéro carbone, à vélo, voilier et parapente.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est très simple : j'ai monté un projet sur le site Ulule.com qui est le premier site de financement participatif en Europe. (Concept très répandu maintenant). Le principe ressemble à une pré-souscription au livre.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les gens aiment mon projet, ils acceptent de participer financièrement à la réalisation de celui-ci et en échange ils obtiennent des contreparties en fonction de leur investissement. Il y en a pour tous les budgets et ça démarre à partir de 10€.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux contraintes majeures pour ce type de financement :&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- je n'ai que 45 jours pour récolter un minimum de 5 000€.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Si je n'atteins pas les 5 000 €, que je ne récolte que 4 000€ par exemple, mon projet sera annulé et les participants seront intégralement remboursés.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les avantages :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Je vais toucher un grand réseau de personne, les réseaux personnel et En route avec Aile mais aussi le réseau Ulule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le site Ulule est parfaitement conçu pour ce genre de projet et je n'ai pas à construire une plateforme Internet sur mon site web.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Si mon projet démarre bien je peux prétendre récolter beaucoup plus que 5 000€ car il n'y a pas de plafond. Plus j'aurai de financement et plus le livre pourra avoir une large diffusion, différentes options de format, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en viens maintenant à l'objet de ce message. Les personnes qui travaillent pour Ulule m'ont expliqué que les projets participatifs fonctionnent uniquement lorsque le projet est bien lancé. Ils nous disent que je dois faire appel à mes proches pour lancer la machine et qu'ensuite seulement je pourrais communiquer largement sur le sujet car les potentiels participants n'auront pas confiance en un projet qui n'a aucun soutien. En revanche ils seront plus à même de participer s'ils voient qu'il y a déjà du monde d'engagé.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est là que ca se corse: ce soir, vendredi 22 janvier à 20h05, je passe sur &lt;a href=&quot;http://www.arte.tv/magazine/28minutes/fr/ce-soir-28minutes&quot;&gt;l'émission 28 minutes&lt;/a&gt; de Arte touchant ainsi plusieurs millions de personnes qui vont venir très rapidement sur le site. C'est une véritable course contre la montre afin de récolter quelques donations avant cette heure et montrer ainsi aux téléspectateurs 'lambdas' que le projet est soutenu. SI vous êtes inspirés, décidés à aider, n'attendez pas, votre action compte triple ce soir surtout, mais dans les jours qui viennent afin de faire décoller le projet! &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention, je tiens à vous préciser que ce n'est pas un &quot;don&quot;. Cette fois vous recevrez des cadeaux en échange (livres, réchaud artisanal, vol en parapente,...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous êtes 30 ou 40 à jouer le jeu, j'aurais un lancement de projet du feu de dieu :) :) :)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'hésitez pas à faire passer à vos cercles d'amis qui ont entendu parler de mon projet! &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains d'entre vous (25 personnes) ont déjà souscris au livre lors de la conférence à l'arrivée le 29 décembre, merci à vous! Cette campagne sur internet est l'élargissement de cette démarche.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ici que ça se passe : &lt;a href=&quot;http://fr.ulule.com/enrouteavecaile/&quot;&gt;http://fr.ulule.com/enrouteavecaile/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire et je vous embrasse tous très fort.&lt;/p&gt;</content>
			<updated>2016-01-22T19:03:55+01:00</updated>
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			<title>[ Newsletter Fly'n'Roll - En route avec aile n°19] - L'arrivée prochaine</title>
			<content type="html">&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cher lecteurs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous écris de Croatie, où la tempête en rage a fait place à un calme glacial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des mois ont passé depuis la dernière lettre. Celle ci datait de septembre 2014 et j'abordai alors l'Asie par Singapour. Ceux qui ont suivi sur la &lt;a href=&quot;http://localhost/AP/apps/blog/instances/era/facebook.com/Enrouteavecaile/&quot;&gt;page facebook&lt;/a&gt; m'ont vu traversé ce grand continent par, entre autres, l'Asie du sud est, la Chine, le Tadjikistan, Iran, Turquie, Grèce et les Balkans dernièrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.enrouteavecaile.com/&quot;&gt;site internet&lt;/a&gt; été temporairement mis en friche, vous avez du le constater. C'est que franchement c'est du boulot et qu'avec tous les aléas de cette traversée, je me suis laissé allé un chouia. Donc pour les nouvelles fraîches, mieux vaut se référer à la&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://localhost/AP/apps/blog/instances/era/facebook.com/Enrouteavecaile/&quot;&gt;page facebook&lt;/a&gt;, aussi accessible depuis le site.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une année d'extrêmes divers. Les toits du monde sous les roues, des déserts les uns après les autres, deux langues étrangères apprises sur la route, bien des choses parfois extrêmes qui se liront sur de futurs articles une fois posé.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est de ça qu'il s'agit maintenant. En effet le &lt;strong&gt;retour&lt;/strong&gt; aura lieu prochainement!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une date se profile, notez bien pour ceux qui souhaiterait voir arriver un barbu sur un tas de ferrailles avec plein de trucs à l'air inutile et cassés, ce sera le &lt;strong&gt;29 décembre a 14h&lt;/strong&gt; de cette année à l'endroit même du départ, sept ans plus tôt, la maison ou j'ai grandit, le&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.google.fr/maps/place/7+Rue+Claude+Debussy,+38320+Poisat/@45.1591321,5.7538047,17z/data=!3m1!4b1!4m2!3m1!1s0x478af52c2b1d6f63:0x56f3a05ae9aff869?hl=fr&quot; style=&quot;font-family: arial, sans-serif; widows: 1;&quot;&gt;7 rue Claude Debussy, Poisat&lt;/a&gt;&amp;nbsp;à côté de Grenoble.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une présentation du voyage sera tenue de 16h à 18h suivie d'une soirée repas participatif &quot;potluck&quot; (chacun apporte de quoi manger/boire) sera tenu à &lt;a href=&quot;https://www.google.fr/maps/place/Espace+Culturel+Léo+Lagrange/@45.1593087,5.7576891,17z/data=!3m1!4b1!4m2!3m1!1s0x478af531f4181357:0x5406850836752ed6?hl=fr&quot;&gt;l'espace Léo Lagrange&lt;/a&gt;, pas loin. Le couchage peut être organisé pour ceux qui viennent de loin. Me prévenir par email.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous y trouverez au moins un vélo (très) fatigué, et un cycliste barbu à qui il ne faudra absolument pas demander &quot;where are you from?&quot; (question lancinante devenue totalement insupportable avec les années!).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques uns d'entre vous m'ont proposé de m'accompagner pour pédaler les derniers kilomètres. Je serait touché et ravi du geste. Tout ceux qui veulent se joindre sont bienvenus, n'hésitez pas. &lt;a href=&quot;https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zQbsTSG395MA.kGTvCksvmiCE&amp;amp;usp=sharing&quot;&gt;La carte de l'itinéraire&lt;/a&gt; à été mise à jour et ne devrait pas été modifié de beaucoup. Je serai autour de Genève le 26 au matin. Rythme : 50 à 80km/jour.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci de vous signaler par mail si intéressé.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À très bientôt donc !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les plans sur la comète :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traverser les Alpes hivernales par Innsbruck et longer la face nord des Alpes suisses pour arriver par le nord à Grenoble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aventureusement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;---&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Peyre&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</content>
			<updated>2015-12-02T00:00:00+01:00</updated>
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			<title>Une galère qui mérite son nom.</title>
			<content type="html">&lt;p&gt;A DEUX DOIGTS DE REUSSIR!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face de moi, à peine 10 milles nautiques me séparent de Singapour et de l’immense continent asiatique. J’écris de l’île de Batam en Indonésie.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hélas, plus de bateau pour m’emmener à travers ce minuscule bras d’eau. Fred Wilson, skipper et (très) fier propriétaire du voilier Equinoxe NZ en a décidé autrement malgré notre accord très clair de me déposer sur le continent en échange de mon travail en tant qu’équipier expérimenté.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raison officielle: pas envie, changement de plans. 10milles nautiques. Raisons réelles: l’homme m’a pris en grippe depuis le premier jour. La philosophie du voyage ‘low cost’ l’outrage au plus haut point, pour cet homme qui construit comme tant d’autre son rêve sur un impératif financier. Imperméable aux bénéfices sociaux de ce type de voyage, il s’imagine que je dois forcément voler quelqu’un pour réussir. Il oublie les valeurs que sont la solidarité, le bonheur de partager et tant d’autres points positifs que seul ce genre de voyage, moralement possible, apporte. En attendant c’est lui qui me vole de mon ‘salaire’. Et de me mentir sciemment sur un accord ferme, lors qu’il se targuait à grands gestes d’être un ‘homme de parole’ pour me faire accepter le poste! La jalousie était probablement un ingrédient de son irritation permanente à mon égard. Homme riche et reconnu important, son égo démesuré de vieux coq irritable n’a pas souffert de voir débarquer un jeune célibataire au milieu des quelques femmes de l’équipage. Fumeur, alcoolique, vieux, ronchon, clairement bipolaire, malade, méprisant et riche à en crever, j’étais pour lui le symbole de son contraire. « - T’es moche, pis t’es con » disait Didier dans « les trois frêres ». Ca lui irait si bien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut croire que 50 millions de $ lui permettent d’être insultant, égocentrique et d’écraser les autres par l’importance de son rêve de voyage personnel.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire que j’ai refusé une offre d’un bateau français pour ce fumier! Je vous laisse imaginer combien déchirants ont été nos adieux hier…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon dieu qu’est ce que j’ai pris dans la gueule! Il a fait de ce trip l’un des pires moments de mon voyage. Les vents, le froid, le chaud, la faim, la soif et la fatigue ne sont rien faces aux crocs de l’âme humaine.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A tous les voiliers-stoppeurs du monde: prenez garde en montant sur un bateau: le proprio pourrait bien se révéler être un véritable salopard!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne faut pas enlever les cotés brillants de ces 10 jours passés avec les autres membres d’équipage. Chris, Misa, Nat et la partenaire de Fred, Leona, ont enchanté de leur meilleurs sourires ces moments de grande désolation morale. &amp;nbsp;Nous avons ancré le bateau et plongé sur les hauts fonds de la ligne de l’équateur, naviguer d’îlots en îlots, éclaboussant nos gosiers d’eau de coco. Bon début pour le passage symbolique d’un hémisphère à l’autre!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moral plutôt bas, mais au moins je suis hors du bateau, de nouveau capitaine sur ma barcasse de vélo!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</content>
			<updated>2014-09-28T00:00:00+02:00</updated>
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			<title>Paralpinisme au Gurung Rinjani à l’étape Bali</title>
			<content type="html">&lt;p&gt;Bali.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation ne me semble pas si brillante alors que je débarque mes affaires à terre en quittant l’Australian Maid. Ce dernier ayant cramé son alternateur il sera bloqué plusieurs semaines ce qui me pousse à chercher un nouvel embarquement pour Singapour. Dans cette mission je suis secondé de Nathalie, équipière avec moi depuis Darwin et qui a le même but en tête.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par chance, ou bon choix stratégique, je suis en pleine saison pour les voiliers qui remontent d’Australie vers le nord. Bali est très prisée et le rallye Sail Indonesia a prévu une étape ici même. Mon annonce posée, j’en trouve une qui cherche des équipiers expérimentés pour Singapour, départ bientôt. On ne pouvait tomber mieux, ce genre d’offre est rare. Rendez vous pris, l’affaire est conclue, nous embarquerons d’ici une semaine sur l’Equinoxe NZ, de Nouvelle Zélande, partie du rallye Sail Indonesia qui voguera vers Singapour. Il est à noter que je recevais juste avant ce rdv une offre d’un couple de retraité français sur voilier de 80 pieds pour la même destination. Je la rejetais après accord avec ces messieurs les anglais, funeste erreur que l’on verra le pourquoi plus tard.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais deux offres en 24h, c’est énorme ! J’avais attendu deux longs mois à Darwin. « - Aide toi, le ciel t’aidera ! » n’a jamais été aussi vrai.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne surprise sur l’île, je retrouve à Timbis, lieu consacré au parapente, le clan des pilotes de Bright en Australie. Wally, Matt et Ted, trois briscards avec qui les cieux sont alors plus joyeux. Après six mois d’abstinence des airs pour cause de cyclisme aigu, je me fais plaisir sur ce site de soaring aux couleurs chatoyantes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matt se décide à m’accompagner dans une sacrée galère : l’ascension et vol du Mt Rinjani sur l’île voisine de Lombok, culminant à 3000 et quelques mètres, double volcan à l’esthétique grandiose. L’ayant grimpé en 2005, je la considérais comme la plus belle des montagnes. Cette fois je suis armé d’une aile et d’un autre regard. Une montagne en cache d’autres : ce sont des monceaux de déchets qui viennent pourrir le sentier tout du long, et ce ne sont pas les touristes qui viennent ainsi salir le paysage. Les guides du parc national eux mêmes semblent fomenter une action révolutionnaire de plastifier la montagne, probablement afin de se sentir mieux en bas ? Parfois le genre humain me laisse pantois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, ca n’enlève pas de la superbe au paysage et nous atteignons péniblement le sommet après trois jours de véhicules diverses et de longue marche jusque dans la nuit. Tout l’archipel alentour se tient là à nos pieds, le vent est faible, mais venant du sud au lieu du nord-est espéré. Le décollage qui s’ouvre alors m’enverrais tout droit au dessus d’un large cratère trop abrupte à mon gout si quelques remous venaient à m’y conduire. Je ne sens vraiment pas l’affaire. Après des heures d’hésitations contemplatives, nous redescendons et nous consolons dans une rivière cascade d’eau chaude, la meilleure chose au monde pour des trekkeurs déglingués de trop de marche. 20h d’efforts en 36h, ca fait beaucoup ! Bilan à mi parcours : ongle de pied retourné, mal de partout mais toujours la frite pour moi. Matt : complètement mort, hypnotisé par le prochain pas, la décision de s’arrêter lui demanderai trop d’énergie et il continue ainsi, l’air hagard. On se soutient dans un rire nerveux de vagabonds des cieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux nuits en montagne nous ramènent ensuite au village passer un moment avec le club de parapente local, version indonésien : quelques gars ont voulu voler, ont essayés, s’y sont plus et empruntent de temps en temps une aile pour se lancer du haut des pics alentours… sans expériences, sans connaissances théoriques, en se passant le peu de savoir dilué d’un apprentissage de l’un des cousins au grand père de l’ami d’un d’entre eux. Bref, de sacrés casse cous qui n’en veulent ! Leur courage et leur obstination m’impressionnent, leur passion réelle est plus puissante que l’impossibilité économique. Ils veulent et s’en donnent les moyens, parfois atterrissent dans un arbre, rigolent, débranchent et repartent de plus belle. Un politique de leur entourage leur a promis le sponsoring de quelques ailes pour développer l’activité. Des gens se bougent pour leur donner des conseils, du matériel. Quand on veut on peut. Même au fin fond d’un village perdu d’Indonésie. Alors avec Matt nous faisons de notre mieux pour organiser un cours sur le pouce en pente école. A bouts de force, le rire nerveux devient incontrôlable parfois, et dans ses abysses de douleur se forgent une amitié solide, celle de l’adversité.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour à Bali, je reprends la bécane et traverse l’ile (volcanique) pour rejoindre le voilier Equinoxe NZ sur la cote nord de l’ile. Un accueil glacial à bord ne m’inspire pas confiance, mais je n’ai pas le choix. Maintenant je suis engagé dans cette voie pour me rendre à Singapour.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content>
			<updated>2014-09-17T00:00:00+02:00</updated>
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			<title>La mer de lait</title>
			<content type="html">&lt;p&gt;Le début de la course est annoncé dans un coup de canon retentissant. Les nombreux bateaux foncent vers la ligne de départ, et nous passons juste après Even Karma qui nous grille de très près. Passer cette ligne en premier compte beaucoup pour l’honneur du bateau ! Le vent est faible de NE mais se renforcera plus tard pour durer jusque la fin en alizé du SE, donc au portant. Les trois jours de navigation sont très intenses avec souvent le spi à gérer. Je suis à ma place au ‘grinding’, la manivelle centrale, et les cinq autres de mon équipe de quart (la meilleure évidemment !) gèrent le reste. On change d’équipe toutes les trois heures et nous donnons à fond à chaque fois. Tout le monde veut la victoire, on n’est pas là pour des prunes !&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La plaisance c’est l’pied », tu parles ! Un vrai boulot de galériens à griller au soleil, jamais confort, se lever en milieu de nuit dans le froid humide et obéir aux ordres, c’est beau le sport !&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais j’aime cette expérience, on s’y plait d’ailleurs tous, chacun à sa raison d’être là.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nuit, à ma prise de quart, on me prévient d’un spectacle étrange au dehors. Je reste le souffle coupé : la mer est blanche, illuminé par en dessous jusqu’à l’horizon… La mer de lait ! J’en avais entendu parler mais comme on entend une légende, un conte de fée auxquels on ne prête guère attention. L’océan, la Nature n’a pas fini de nous surprendre. Des heures durant nous naviguons dans cette atmosphère étrange, sans parler, nos esprits respectent trop la magie pour la briser en paroles inutiles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernières heures, tout le monde sur le pont, il faut doubler Antipodes au timing, il est déjà arrivé et nous avons quelques heures ‘d’handicap’ pour le battre. On se donne tellement à fond que je me ruine le coude, tendinite qui persistera des mois durant. Deuxième sur la ligne, deuxième au podium dans notre catégorie, c’est Gameset finalement qui remporte la victoire sur ‘handicap’.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous fêtons ça dignement, les gaillards m’avaient montré déjà à la première course à Dilli de quelle façon il fallait procéder: boire le plus et le plus vite possible. Soit. C’est la course, soyons marin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours dans un univers qui n’est pas le mien, hôtel de luxe, de réceptions en réceptions, de taxis en tuk tuk pour gérer la prochaine navigation : le convoyage du bateau jusque Bali puis Singapour. Des blagues se jouent entre équipier jusqu’à retrouver une poule dans notre chambre d’hôtel 5 étoiles …. Merci les copains !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes 4 alors au lieu de 12 pour cette partie là. Beaucoup plus relaxe, mais intégralement au moteur hélas. Etant &amp;nbsp;techniquement sur un voilier, ma règle d’obligation de moyen à mon projet est respectée mais ce n’est vraiment pas ma philosophie. Le voilier non plus n’a pas l’air d’aimer car il décide de cramer littéralement l’alternateur &amp;nbsp;Nous aurions pu avoir un incendie à bord ! C’est évité de justesse grâce à la présence d’esprit de Tom, notre bon skipper dont je n’arrive toujours pas à comprendre un traitre mot de ce qu’il mâchonne dans son maudit accent kiwi-des-patates ! On finit par pas beaucoup s’apprécier, mais restons pro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les réparations devront attendre à Bali plusieurs semaines, Nat et moi, équipiers de fortune, sommes donc libérés de nos obligations sans autre ménagements. Tant pis tant mieux, cette équipe commençait à me gonfler. Nat et moi cherchons donc un nouvel embarquement pour Singapour. Elle par plaisir de naviguer, moi pour le but toujours aussi poétique et absurde que d’aller par moyens honnêtes, non motorisés vers mon but, l’Asie, Singapour !&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</content>
			<updated>2014-09-06T00:00:00+02:00</updated>
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